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Remise du Prix Découverte Fondation Louis Roederer au Théâtre antique, le vendredi 10 juillet 2026 © Adèle Le Bras

Lauréates Prix Découverte Fondation Louis Roederer 2026

13/07/2026 – Arles

Engagée depuis près de 10 ans aux côtés des Rencontres de la photographie à Arles, la Fondation Louis Roederer partage avec ferveur la volonté du festival de défendre la photographie et ses acteurs. Le Prix Découverte Fondation Louis Roederer constitue le symbole de cet engagement commun.

Le jury du Prix Découverte Fondation Louis Roederer 2026 a récompensé Magali Paulin tandis que les festivaliers ont décerné le Prix du Public à Mallory Lowe Mpoka.

Les deux lauréates explorent la manière dont les lieux, les archives, les images et les récits traversent le temps. Leurs œuvres interrogent ce qui subsiste, se transforme ou risque de disparaître, et révèlent la capacité de la photographie à rendre visible ce qui demeure enfoui ou oublié. Entre mémoire, transmission et réinterprétation du réel, elles témoignent, chacune à leur manière, du pouvoir des images à éclairer notre compréhension du monde. 

 

Magali Paulin © François Deladerrière

Magali Paulin, lauréate du Prix du Jury

Magali Paulin présentée par Doubledummy (Arles, France) reçoit le Prix du Jury qui consiste en une dotation de 15 000 euros pour une acquisition qui va intégrer la collection des Rencontres d’Arles.

Magali Paulin (née en 1986) est une artiste visuelle française diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles en 2011. D’origine martiniquaise, elle travaille depuis plusieurs années sur les territoires insulaires de la Caraïbe comme la Martinique et la Guadeloupe. Elle envisage l’ensemble de sa pratique artistique comme un long processus personnel de réparation et de réflexion identitaire. Dans son travail, elle aborde de manière poétique les notions de traces, de colonialité, de mémoire et de résilience.  

Dans son exposition Matières, fantômes, Magali Paulin photographie des architectures que le temps reprend, dans un ancien jardin colonial envahi par la végétation dans le bois de Vincennes à Paris. Ses images révèlent les traces persistantes de l’histoire et ce que ces lieux continuent de porter. 

Magali Paulin, Anciennes serres du Jardin colonial de Nogent-sur-Marne, construites vers 1899. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, avril 2025 Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Magali Paulin, Pavillon de l’Indochine, construit pour l’Exposition coloniale de Nogent-sur-Marne de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, juillet 2024 Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Magali Paulin, Porte chinoise, présentée en 1906 à l’Exposition coloniale du Grand Palais, puis transférée à Nogent-sur-Marne pour marquer l’entrée de l’Exposition coloniale de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, avril 2025 Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Magali Paulin, Fragment du monument à la gloire de l’expansion coloniale française sous la IIIe République de Jean-Baptiste Belloc datant de 1922, figure représentant les Antilles. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, avril 2025 Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Magali Paulin, Détail du monument Aux soldats noirs morts pour la France d’Auguste Biaggi. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, avril 2025 Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Magali Paulin, Anciennes serres du Jardin colonial de Nogent-sur-Marne, construites vers 1899. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, avril 2025 Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Magali Paulin, Pavillon de l’Indochine, construit pour l’Exposition coloniale de Nogent-sur-Marne de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, juillet 2024 Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Magali Paulin, Porte chinoise, présentée en 1906 à l’Exposition coloniale du Grand Palais, puis transférée à Nogent-sur-Marne pour marquer l’entrée de l’Exposition coloniale de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, avril 2025 Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Magali Paulin, Fragment du monument à la gloire de l’expansion coloniale française sous la IIIe République de Jean-Baptiste Belloc datant de 1922, figure représentant les Antilles. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, avril 2025 Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Magali Paulin, Détail du monument Aux soldats noirs morts pour la France d’Auguste Biaggi. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, avril 2025 Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Mallory Lowe Mpoka © Odeon Davis

Mallory Lowe Mpoka, Lauréate du Prix du Public

Mallory Lowe Mpoka présentée par Occurence (Montréal, Canada) reçoit le Prix du Public qui consiste en une dotation de 5 000 euros à travers une acquisition qui intègrera la collection des Rencontres d’Arles. 

Mallory Lowe Mpoka (née en 1996), qui vit à Montréal au Canada, est une artiste multidisciplinaire belgo-camerounaise dont le travail explore les liens entre identité, mémoire et territoires.  

Dans son exposition Cosmologie des héritières, photographies, textiles et archives familiales se mêlent dans une œuvre où broderies et perles altèrent les images pour faire surgir des fragments d’histoire camerounaise longtemps passés sous silence.  

En parallèle du Prix du Public dans le cadre du Prix Découverte Fondation Louis Roederer, Mallory Lowe Mpoka a également été récompensée par le Prix de la Photo Madame Figaro dédié aux femmes photographes émergentes. 

 

© Mallory Lowe Mpoka, In the Weft of Memory (détail) [Dans la trame de la mémoire], Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa, 2025, tissage en coton et perles de verre Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Mallory Lowe Mpoka, In the Weft of Memory, Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa, 2025, tissage en coton et perles de verre Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Mallory Lowe Mpoka, photogramme de She Who Summons [Celle qui invoque], Mbour, Sénégal, 2025, film Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

© Mallory Lowe Mpoka, In the Weft of Memory (détail) [Dans la trame de la mémoire], Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa, 2025, tissage en coton et perles de verre Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Mallory Lowe Mpoka, In the Weft of Memory, Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa, 2025, tissage en coton et perles de verre Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Mallory Lowe Mpoka, photogramme de She Who Summons [Celle qui invoque], Mbour, Sénégal, 2025, film Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Le Jury
Sammy Baloji Photographe, plasticien et cinéaste congolais. En 2026, il est l'un des artistes-professeurs invités du Fresnoy, Studio national des arts contemporains.
Yasmine Chemali Commissaire d’exposition et historienne de l’art spécialisée dans la photographie contemporaine. Directrice du Centre de la photographie de Mougins.
Amandine Nana Curatrice au Palais de Tokyo depuis 2023, auteure, poète, et chercheuse.
Fiona Rogers Curatrice et spécialiste de la photographie engagée dans la promotion des femmes photographes, notamment à travers son rôle au V&A et la plateforme Firecracker.
Sammy Baloji Photographe, plasticien et cinéaste congolais. En 2026, il est l'un des artistes-professeurs invités du Fresnoy, Studio national des arts contemporains.
Yasmine Chemali Commissaire d’exposition et historienne de l’art spécialisée dans la photographie contemporaine. Directrice du Centre de la photographie de Mougins.
Amandine Nana Curatrice au Palais de Tokyo depuis 2023, auteure, poète, et chercheuse.
Fiona Rogers Curatrice et spécialiste de la photographie engagée dans la promotion des femmes photographes, notamment à travers son rôle au V&A et la plateforme Firecracker.

Les travaux des artistes primés et des finalistes, Charlotte Yonga, Souleymane Bachir Diaw, Phan QuangAmira Lamti, Jordan Beal, Mallory Lowe Mpoka et Magali Paulin, sont présentés à l’Espace Monoprix à Arles jusqu’au octobre 2026. 

Nadine Hounkpatin © Chiara Santarelli

Cette année encore, les sept projets retenus sont considérés comme une seule et même exposition, pensée, de la sélection à l’accrochage par la commissaire d’exposition, Nadine Hounkpatin, qui a souhaité s’interroger sur la place de l’image dans la fabrique du réel, et donc de la vérité.

Les sept artistes du Prix Découverte 2026, en ouvrant des interstices, m’ont offert des éclairs et des étincelles. Leurs récits visuels, ancrés dans des contextes pluriels – culturels, historiques, intimes –, mobilisent le corps, l’archive, le geste et le rituel avec poésie. Leurs œuvres nous rappellent que la vérité photographique n’est définitivement pas à trouver, mais à construire, patiemment, dans le frottement de récits situés, construits, attentifs aux silences.

Nadine Hounkpatin

Commissaire invitée Prix Découverte 2026

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Les Rencontres de la photographie à Arles

En 2018, la Fondation Louis Roederer devient mécène du Prix Découverte, créé par les Rencontres d’Arles, qui encourage la jeune création.

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